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Extrait 8

Le Manager Alpha

Le Management, raisonner aux niveaux Groupe, Entreprise, Service, équipe, individu

Quoique l’on en dise, quoi que l’on en pense, la hiérarchie existe et existera toujours sous une forme ou une autre. Cela est vrai dans la constitution même de l’entreprise, de l’organisation. On ne peut efficacement gérer une entité dans sa globalité sans avoir à descendre dans la relation du Groupe à l’entreprise, puis aux services et enfin à l’individu au sein des équipes.

Cela veut dire que la convergence des intérêts communs pour tendre à un résultat optimum se travaille à différents niveaux de concentration des individus d’une entreprise.

Plus l’Organisation est importante, plus la cohérence du discours sur les objectifs à atteindre sera essentielle, plus l’exemplarité marquera de son sceau l’orientation globale de l’Organisation et son efficacité.

L’exemplarité du Groupe influera forcément sur le comportement des filiales et au sein de ces dernières, sur celui des Managers de services, des équipes et de chaque individu.

Les bases sont communes, leurs expressions intimement liées à la taille du niveau concerné.

Extrait 9

Savoir dire ‘’je ne sais pas ‘’, combattre l’Omniscience

Les gens indispensables, les irremplaçables, il y en a plein les cimetières.

Difficile d’attribuer la paternité de cette maxime, mais quoiqu’il en soit, elle est suffisamment explicite à l’encontre notamment des omniscients.

Les omniscients, cette race savante (ou qui se suppose ainsi) qui n’écoute rien d’autre que sa propre voix et qui ne suit qu’elle-même. Les omniscients sont d’une grande toxicité dans les organisations, aussi bien pour l’entreprise que pour les employés.

Cela est pire encore lorsque l’omniscient est le Patron, le Manager. Les dégâts sont alors considérables.

L’omniscience est une voie qui mène à la stérilité, puisque souvent corollaire d’une autre ‘’qualité’’ qu’est l’intolérance aux idées des autres et l’ouverture totale à la sublimation de son propre Ego dans ce qu’il a de plus négatif. L’énergumène gonfle le torse et ne doute pas en général de sa supériorité.

Très vite, les ‘’Proposeurs’’, les ‘’Forces de propositions’’, sont découragés, fatigués de se faire systématiquement rabrouer, de ne pas être écoutés et entendus.

Il est à noter que l’omniscient, souvent mythomane, s’attribue sans complexe les idées des autres, il est le créateur et l’Homme par qui tout arrive, enfin.

L’entreprise perd ainsi en créativité et plus grave, le turnover augmente généralement en forte proportion dans le service ou dans l’entreprise selon la configuration.

Au sein d’une grande entreprise, cela est déplorable, au sein d’une PME-PMI, destructeur, grave et désastreux.

Il est donc primordial en tant que Manager, responsable d’un service ou d’une équipe, d’écouter vos collaborateurs, vos collègues et de savoir dire que l’on ne sait pas. Il n’y a aucune honte à ne pas savoir. Ce n’est pas une faute. La faute, c’est de ne pas utiliser la compétence dont on dispose, celle qui est payée, de ne pas la valoriser, de ne pas la sublimer, de ne pas la faire grandir au profit de l’entreprise et donc de l’équipe et au passage de soi-même.

Dire ‘’je ne sais pas’’, c’est aussi respecter sa propre intelligence et capitaliser sa capacité à aller chercher la ressource et la compétence où elle se trouve, en interne ou à l’extérieur de l’entreprise pour répondre à un besoin qui reste fondamental pour l’organisation.

‘’Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,

J'parlais bien fort pour être un homme

J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

…/…

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS

Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge

Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !…/…’’

Simple en apparence et fondamental, dire ‘’je ne sais pas’’ est également une preuve de maturité qui sera reconnue par les intelligents.

Les autres, laissez-les là où ils sont, car ils ne sont qu’une perte de temps à sacrifier sur l’autel de la bêtise et vous avez mieux à faire et à partager.

Sachez écouter la valeur et quand elle vous ait proposée, faites en quelque chose.

Extrait 10

Digression sur le thème de la disruption

 

Disruptum, du latin disrumpere ‘’briser, faire éclater, rompre’’

Disruptif est normalement utilisé pour indiquer ce qui se casse, se rompt, ce qui perturbe ou change profondément l’existant. À la base se dit d’une décharge électrique qui éclate avec une étincelle. Nous sommes loin d’un modèle économique ou d’une nouvelle méthode de gestion managériale ou de gestion client.

Nous sommes en pleine manipulation sémantique marketing. Être différent est beaucoup moins sexy qu’être Disruptif. Être différent est mal accepté par les organisations qui ne savent ou ne veulent pas gérer, le différent ou la différence. On veut de l’extraordinaire, du nouveau, du moderne sans en accepter le besoin de liberté d’expression obligatoire, le besoin de liberté. La disruption n’est jamais que la manifestation de la créativité, de l’innovation, d’apporter une chose en plus, une chose différente donc. CQFD.

Quant à l’agilité, cela est ni plus ni moins que la faculté nécessaire de s’adapter et d’être réactif à une situation, à une mode, à une période, à une nouveauté. Rien de nouveau donc, si ce n’est l’utilisation d’un mot beaucoup plus jeune et sexy.

Je reviendrais à ces notions dans le cadre de la gestion de projet et de l’Intrapreneuriat.

 

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