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Extrait 6

Le monde du travail, cet Enfer

‘’Personne ne sait combien peut durer une seconde de souffrance’’ Graham Green

Il est certainement très étonnant de lire dans un ouvrage consacré à une approche de l’excellence du bien Manager, en tous cas à une de ces visions, le mot Enfer.

Rien n’est innocent dans le choix de ce mot. Le travail, comme l’environnement familial, le milieu scolaire, universitaire, etc., peut être un des lieux de l’Enfer, car il est un milieu qui reflète la société, où le pouvoir de dominance est fort, la conquête et la compétition également. Il n’empêche, il n’est pas une fatalité et est bien souvent une problématique comportementale des individus qui la composent et dans laquelle on évolue. Le comportement des individus est bien souvent le reflet de celui, de ceux qui ‘’encadrent’’, de ceux qui mènent ou qui devraient normalement mener la danse et donner le tempo. Il arrive parfois, que par absence de prise de responsabilité, de décisions, d’interventions, d’exemplarité, une situation se dégrade et crée au sein de l’équipe et de l’entreprise, une situation infernale dans le plus mauvais sens du terme pour les collaborateurs.

Ces situations insupportables poussent parfois à des extrêmes, jusqu’à ce que l’on évoque pudiquement, la situation d’une personne déstabilisée par l’apparition malheureuse d’un Burn Out, un méga pétage de plomb, ce dont la plupart de l’entourage professionnel se moque généralement, car tant qu’il ne s’agit pas de soi, tout va bien.

Je ne parle pas ici que de la seule médecine du travail, qui relève pour moi de la farce tant son niveau d’excellence et d’implication est inexistant (quelle qu’en soit la raison).

‘’Le travail est bien une maladie, puisqu’il y a une médecine du Travail’’ Michel Colucci.

Récit : Service Administration des Ventes, composé de quatre personnes, toutes des femmes. L’une d’elle focalisait visiblement l’amertume des trois autres. Embauchée quinze ans plus tôt par un Directeur Commercial peu délicat, qui avait été séduit plus par sa plastique que par ses compétences, le successeur avait occulté le problème et la situation qui existait depuis trois ans à son arrivée, perdura. Personne n’était heureux dans ce service, perturbé par des échanges peu amènes entre l’intéressée et les autres membres de l’équipe, dont la responsable du service. Faisant bouger les lignes à mon arrivée et après quelques mois, la responsable de l’ADV vint me voir pour exprimer sa grande préoccupation et se plaindre des erreurs quotidiennes de cette personne. Après quinze ans à l’ADV comment peut-on encore faire des erreurs de saisie de conditionnements produits !!

J’ai convoqué cette personne pour comprendre factuellement,  ses erreurs manifestes et nombreuses.

Sa réponse fût surprenante. « J’ai besoin de formation, notamment Excel et plus largement concernant Pack Office ». Elle m’assura que cela réglerait définitivement ce problème d’erreurs constantes (de calcul). Elle fût formée dans la foulée. Trois mois plus tard, faute de changement, celle qui disait « ne pas avoir besoin de travailler pour vivre tant son mari était riche » (remarque délicate pour ses collègues, sic), nous quitta lors d’une procédure concertée, à son plus grand soulagement, et cela est suffisamment important pour le signaler.

La souffrance était réelle, pour elle aussi.

Le taux d’erreur du service passa de 18% à 1% et l’embauche d’une jeune collaboratrice fût actée. L’ambiance ayant changée du tout au tout, on passa du silence pesant dans le service aux rires, ainsi qu’à des retours clients très étonnants autant que détonants dans le bon sens du terme !! (Vous avez changé quoi à l’ADV ?)

Il est donc impératif de relever les dysfonctionnements et les éléments toxiques au sein des équipes afin de traiter le(s) problème(s), y compris lors d’un héritage professionnel.

Vous n’êtes pas responsable du passé, mais vous êtes responsable de l’héritage et de ce que vous en faites, de son devenir. Ne soyez pas comme la plupart des politiques à toujours rejeter la faute d’une situation sur ce que l’autre, le prédécesseur aurait fait, aurait dû faire ou n’a pas fait.

On ne change pas le passé, on modèle (son) l’avenir.

 

Extrait 7

Le Pouvoir

“Le Pouvoir est l’aphrodisiaque suprême” Henry Kissinger.

Il est aphrodisiaque disait Henry Kissinger et il peut rendre fou également. Évidemment, la notion de Pouvoir est très liée au monde Politique et le Pouvoir est au cœur des civilisations depuis que l’Homme est Homme.

Pour moi, le pouvoir est le potentiel qu’à une personne d’influencer le comportement d’autres personnes ou de résister à l’influence des autres.

On évoque souvent le tiercé Pouvoir-Argent-Sexe en précisant que cela régi le Monde. À lire dans la presse les frasques de certains depuis de nombreuses années, mais aussi les petites histoires de Présidents, nul doute que cela est fondé. Le monde des affaires n’est pas épargné, la séduction y tient une place majeure, l’attrait des Hommes de Pouvoir également et quand la suggestion ne suffit pas, certains prônent la promotion canapé forcée.

Le pouvoir revêt donc bien des formes, mais il n’est pas réservé qu’aux étages stratosphériques. Car il y a Pouvoir et Pouvoir.

À tous les niveaux de la société et des entreprises, les organisations font qu’il y a besoin de niveaux intermédiaires pour assister, vérifier, contrôler. Le Chef d’équipe, le Chef de rang, le Responsable de service, le Chef des Ventes, les différents Directeurs, bref tout une gamme de Chefs investis d’un certain Pouvoir.

Et là où il y a Pouvoir, il existe également un risque majeur de dérapage.

 

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